Comprendre et traiter les blessures psychiques laissées par un événement vécu comme une menace, une violence ou une rupture brutale.

Comprendre les psychotraumatismes

Un accident, une agression, des violences sexuelles ou conjugales, le harcèlement, une catastrophe, une maladie grave, un deuil brutal, une intervention médicale, l’exil ou la guerre peuvent laisser une empreinte durable. Le traumatisme ne dépend pas uniquement de la gravité objective de l’événement : il dépend aussi de la manière dont il a été vécu, du sentiment de sécurité, des ressources de la personne et de ce qui s’est passé après.

Face au danger, le cerveau, le système nerveux et le corps mettent en œuvre des mécanismes de survie : fuir, lutter, se protéger, parfois se figer ou se dissocier. Dans certaines situations, l’intégration de l’événement ne se fait pas complètement : le souvenir reste associé à une forte charge émotionnelle et corporelle, et la personne peut avoir l’impression que le danger appartient encore au présent, même longtemps après.

Le psychotraumatisme peut affecter les pensées, les émotions, les sensations corporelles, les comportements et les relations. L’objectif n’est pas de faire disparaître le souvenir, mais de permettre à l’expérience passée de retrouver sa place dans l’histoire de la personne, afin qu’elle ne continue plus à être vécue comme une menace actuelle.

Pourquoi consulter

  • Souvenirs intrusifs, images ou pensées qui s’imposent, cauchemars ou reviviscences
  • Anxiété importante, sentiment d’insécurité, vigilance excessive ou réactions de sursaut
  • Évitement de situations, lieux, personnes ou souvenirs liés à l’événement
  • Troubles du sommeil ou de la concentration, irritabilité, difficulté à réguler ses émotions
  • Tensions, douleurs, sentiment de détachement ou impression d’être coupé de ses émotions ou de son corps
  • Diminution de l’estime de soi, culpabilité, honte ou difficultés relationnelles, familiales ou sexuelles
  • Conséquences d’un événement, même ancien, qui continuent de peser sur le quotidien

Mon accompagnement

Il n’est pas nécessaire de raconter immédiatement tout ce qui s’est passé : le respect du rythme de la personne est essentiel. La thérapie vise à éviter d’être à nouveau submergé par l’expérience traumatique et s’appuie progressivement sur les ressources disponibles et sur la capacité à rester en contact avec le présent. Cette attention est particulièrement importante lorsque le traumatisme est ancien, résulte de violences répétées ou s’accompagne de dissociation.

La prise en charge commence par la création d’un cadre suffisamment sécurisant. Elle peut aider à retrouver un sentiment de sécurité, mieux réguler l’anxiété, les émotions et les réactions corporelles, comprendre des réactions telles que l’évitement, l’hypervigilance, la colère ou la dissociation, et travailler avec la respiration, le tonus musculaire et les mouvements. L’EFT-Clinique fait partie des approches recommandées dans la prise en charge de l’état de stress post-traumatique.