Comprendre ce qui est devenu difficile à maîtriser, pour retrouver une relation plus apaisée à soi-même et une plus grande liberté.
Comprendre les addictions et dépendances
Une addiction ne se résume pas à un manque de volonté. Elle correspond à une relation devenue difficile à contrôler avec une substance ou une activité, malgré les conséquences parfois négatives qu’elle peut entraîner dans la vie personnelle, professionnelle, familiale ou sociale.
Elle peut concerner l’alcool, le tabac, le cannabis, les médicaments, les stimulants ou d’autres substances psychoactives, mais aussi les jeux d’argent, les jeux vidéo, l’utilisation excessive d’Internet, les achats compulsifs, la sexualité ou certaines conduites alimentaires. Ce n’est pas le comportement lui-même qui est en cause, mais la place qu’il prend dans la vie et la fonction qu’il remplit.
Une conduite addictive peut devenir un moyen de faire face à des émotions ou des situations difficiles : apaiser l’anxiété, diminuer une tension intérieure, échapper à une sensation de vide, supporter une souffrance ou ne plus penser. Avec le temps, ce qui était une solution peut devenir une source de difficultés supplémentaires. L’ambivalence entre l’envie de changer et ce que la conduite apporte est normale : elle constitue souvent un point de départ du travail thérapeutique.
Pourquoi consulter
- Sentiment de perte de contrôle face à une substance ou un comportement
- Envies difficiles à maîtriser, culpabilité ou honte
- Besoin de comprendre ce que le comportement vient apaiser, éviter ou combler
- Ambivalence entre l’envie de changer et la difficulté à s’en détacher
- Rechutes vécues comme un échec plutôt que comme une étape à comprendre
- Situation nécessitant, en complément, une orientation médicale ou addictologique
Mon accompagnement
La psychothérapie ne consiste pas à demander à une personne « d’arrêter ». Elle permet d’abord de comprendre les circonstances dans lesquelles apparaît l’envie, ce qui se ressent dans le corps, quelles émotions ou pensées déclenchent le comportement et ce qu’il procure sur le moment. Cette compréhension aide à différencier le besoin réel de la réponse addictive et à développer d’autres façons de réguler les émotions, les tensions et certains besoins relationnels.
L’attention portée aux sensations, à la respiration, au tonus musculaire, aux mouvements et aux états corporels aide à retrouver progressivement une capacité de choix là où l’automatisme avait pris le dessus. Selon la situation, l’objectif peut être l’abstinence, la réduction de la consommation ou des dommages, ou une modification progressive de la relation au comportement. Lorsque c’est nécessaire, cet accompagnement se complète d’une orientation vers un médecin, un psychiatre, un addictologue ou une structure spécialisée, notamment un CSAPA.